jeudi, 31 janvier 2008
Le crime d'État de Sarkozy
Si Nicolas Sarkozy, "européen convaincu", a toujours été partisan de la Constitution européenne, son élection à la présidence de la République ne l'autorisait pas à faire ratifier par voie parlementaire un traité, copie conforme du texte rejeté par les Français lors du référendum de mai 2005.
Président d'un parti, l'UMP, qui avait fait campagne pour le Oui lors du référendum de mai 2005, et qui avait été désavoué par les urnes, Nicolas Sarkozy avait dans la foulée déclaré "tirer les conséquences du non exprimé par les Français".
Près de trois ans après, celui qui est devenu président de la République a décidé d'engager les Français contre leur volonté. Si le locataire de l'Elysée avait pendant la campagne prévenu l'opinion qu'il proposerait rapidement "à nos partenaires européens de se mettre d'accord sur un traité simplifié", il avait dans le même temps assuré qu'il ne "reprendrait que les dispositions du projet de traité constitutionnel nécessaires pour que l'Europe puisse se remettre en marche et qui n'ont pas suscité de désaccord majeur durant la campagne référendaire".
Le traité de Lisbonne, au bas duquel Nicolas Sarkozy a apposé sa signature, est la copie conforme du texte rejeté par les Français en mai 2005.
Dès son entrée en fonction, Nicolas Sarkozy a donné le ton de son engagement fédéraliste en nommant au ministère des Affaires étrangères et à celui des Affaires européennes deux socialistes connus pour leur européisme forcené. Bernard Kouchner tout comme Jean-Pierre Jouyet partagent la même vision d'une Europe supranationale.
Avec l'accord de Sarkozy, Jean-Pierre Jouyet proposait début décembre la suppression de l'article 88-5 de la Constitution française obligeant de soumettre à référendum tout futur élargissement de l'Union européenne, ouvrant la voie à une intégration future de la Turquie, massivement rejetée par l'opinion publique.
Début janvier, lors de ses vœux à la presse, Nicolas Sarkozy levait le voile sur ses intentions fédéralistes, souhaitant qu'à la fin de la présidence française de l'Union (le 31 décembre 2008) "l'Europe ait avancé dans la voie d'une politique commune de l'immigration, d'une politique commune de la défense, d'une politique commune de l'énergie et de l'environnement".
Extrait de FDA
11:14 Publié dans Informations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, marine le pen, politique, actualité, France, Europe, élections
Commentaires
Le pire c'est que personne réagit, c'est une honte.
Ecrit par : Nicolas | samedi, 16 février 2008
Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.